La Chute de la Maison Usher - Faust & Hélène

16 juin 2018 | 15:30

Opéras au piano : deux oeuvres universelles transposées en musique

Le conte fantastique d’Edgar Allan Poe rencontre la musique impressionniste de Claude Debussy. Complétée de pièces pour piano et de mélodies, l’œuvre inachevée qui aurait dû être créée au Metropolitan Opera de New York se déploie tel un drame intime et fulgurant qui rappelle l’univers en clair-obscur d’Allemonde, le royaume de Pelléas.

La cantate pour le Prix de Rome de Lili Boulanger s’inspire de la tragédie de Goethe qui met en scène le Docteur Faust. Après avoir sondé l'avenir et épuise les délices du présent, il cherche dans le passé des émotions nouvelles. Méphistophélès lui ouvre la région des ombres : il explore le Tartare et l’Olympe ; Hélène, dont la beauté arma jadis la Grèce, lui apparaît ; ce ne sont plus alors que rêves fantastiques.

LA CHUTE DE LA MAISON USHER - EDGAR ALLAN POE / CLAUDE DEBUSSY

Claude Debussy travaille à LA CHUTE DE LA MAISON USHER, un opéra d’après la nouvelle d’Edgar Poe, de 1908 à 1917. La sombre histoire de Roderick et Madeline Usher s’impose au compositeur de "Pelléas et Mélisande". Debussy, resté fidèle à la trame de la nouvelle de Poe, y apporte certaines variations, nécessaires à sa mise en musique.

Roderick Usher est le dernier descendant mâle de sa famille. Il vit dans sa maison ancestrale qui tombe en ruine, avec sa sœur jumelle, Lady Madeline, qui est affligée d'une maladie débilitante, et le docteur qui la soigne. Il demande à son ami (le narrateur dans la nouvelle de Poe) de venir à la maison. Pendant cette visite, on trouve Lady Madeline morte et l'enterre dans une voute sous la maison. L'ami lit un roman de chevalerie à Roderick afin de le réconforter pendant qu'une tempête fait rage. Lorsqu'il arrive au moment fort du conte, Lady Madeline paraît ensanglantée. Ayant été enterrée vivante, elle s'en prend à son frère et le traîne à sa mort. La maison des Usher s'effondre comme l'ami s'échappe sous une lune rouge sang.

FAUST ET HÉLÈNEJOHANN WOLFGANG GOETHE / LILI BOULANGER

Lili Boulanger écrit son FAUST ET HÉLÈNE pour le concours du Prix de Rome qu’elle obtient en 1913. Elle met en scène dans cet épisode lyrique le dernier amour de Faust pour Hélène de Troie.Ainsi, tandis que la scène d’amour centrale ne manque pas de mélodies séductrices et d’harmonies voluptueuses à la Massenet, qui étaient les éléments habituels des opéras de cette époque, la partition possède un autre niveau d’expression, ouvertement wagnérien. Si la prémonition d’un désastre parcourt l’œuvre, le lyrisme resplendissant de la scène d’amour subjugue par son intensité. Car c’est bien la beauté et l’amour d’Hélène qui accomplit l’épanouissement total de l’homme en Faust.

Avec :

Bastien Rimondi, ténor
Anne-Marie Suire, soprano
Yete Queiroz, mezzo
Adrien Fournaison, baryton
Thibault de Damas, baryton-basse
Emmanuel Christien, piano
Alexandra Soumm, violon
Matthieu Lecoq, violoncelle

Direction : Olivier Dhénin

 

Tarif : 15 €, TR 10 €

Réservations : reservation@musee-henner.fr ou 0147636435