Carte blanche à un nouvel artiste

Né en 1992,  Demian Majcen vit et travaille à Paris.

En 2011, il est d'abord reçu à la Villa Arson, dont il est diplômé en 2014 et poursuit son parcours dans l'atelier de Jean-Marc Bustamante aux Beaux-Arts de Paris, où il obtient son diplôme de fin d'études en 2017.
Il y suit notamment les cours de dessins d'Helène Delprat, et d'esthétique du cinéma qu'y confère Alain Bonfand.

Se servant des divers ateliers des Beaux-Arts comme autant de laboratoires expérimentaux et multimédias en y développant la céramique, la gravure, la sculpture, mais aussi la peinture et le tissage. Il y éprouve alors le besoin de relier ces différentes intuitions au sein d'une même idée de mouvement : liant qu'il trouvera dans la pratique de la chorégraphie et la conception de la mise en scène. C'est ainsi qu'il réalise des films courts de fin d'études, notamment a Master class à la Cartoucherie de Vincennes, qui témoigne de la rencontre de danseurs professionnels avec la danseuse chorégraphe américaine Carolyn Carlson, en 2015 ; puis dans la galerie de la Weston Cast Court du Victoria and Albert Museum de Londres, où il capte Vos yeux maître, un plan séquence des moulages qu'y sont exposés, en 2016.

Cette même année, il effectue un séjours d'étude au sein de la résidence artistique Centraltrak à Dallas au Texas, avec le soutien de la Fondation de France. Lors de son séjour, il participe aux cours organisés par son référent à l'université du Texas (UTD), Dr. Frank Dufour, a Synthetic poetry, du département Arts, technology and emerging communications.

Aujourd'hui, il élabore ses projets de films autour de son expérience de l'intelligence des mains, comme une manière d'ouvrir ses savoir-faire plastiques à un véritable langage cinématographique. Dès lors, il envisage le film comme une manière de relire le folklore du costume, l'histoire de la danse et du corps comme modèle. Puis de relier celle du cinéma muet à celle du théâtre, du décor de l'atelier à celui de la scène, et de la posture de l'artiste à celle d'un art de vie. Ainsi il souhaite questionner l'essence par laquelle le septième art est né, du siècle moderne qui a vu l'ensemble de ses expressions artistiques bouleversées par la liberté des esprits qui vécurent dans les quartiers parisiens de la nouvelle-Athènes à la plaine Monceau (de Sarah Bernardt à Jean-Jacques Henner, de Loïe Fuller à George Méliès, d'Isadora Duncan aux frères Lumières, etc).

En partant de ces mitoyennetés dont il est familié (y résidant lui-même), c'est par la fantasmagorie propre de sa camera obscura qu'il semploie à rendre ces chambres lucides.