Une artiste en résidence au musée !

Cette artiste, dont le travail s'articule principalement autour du dessin et de la photographie, mettra en œuvre au cours de cette année tout un projet à partir du musée et de ses collections.

Diplômée des Beaux-arts de Paris en 2015 avec félicitations du jury, elle est également passionnée de musique et pratique le chant lyrique. Elle a d'ailleurs créé une série de dessins de chanteurs et d’instrumentistes de l’Orchestre National de l’Opéra de Paris, dessins qui ont été exposés à la médiathèque de l’Opéra Bastille en mai 2012.

Combinant montages photographiques et dessins, Christelle Téa a également conçu de grandes fresques, inspirées d’airs d’opéras comme Les Contes d’Hoffmann d’Offenbach ou encore Faust de Gounod, dans lesquelles elle se met elle-même en scène.

Elle est l’auteur de plusieurs performances chantées, notamment Carte Blanche à la Chapelle des Petits-Augustins au Beaux-Arts de Paris, en 2011, et, Lady, à l’Amphithéâtre d’honneur et à l’Amphithéâtre de morphologie aux Beaux-Arts de Paris en 2012.

En 2014, cette artiste effectue un séjour d’étude de six mois aux Beaux-Arts de Pékin (CAFA). Lors de ce séjour, elle a réalisé de nombreux dessins sur le vif dans la ville, dans les musées, dans les hutongs, sur les marchés et dans les rues.

Aujourd’hui, son travail est essentiellement tourné vers la création de portraits dessinés sur le vif de personnalités diverses (artistes, collectionneurs, artisans, scénographes, chefs d’orchestre, instrumentistes, fonctionnaires, historiens, etc.). L'artiste les représente dans leur atelier, leur bureau ou chez eux en attachant une attention toute particulière au cadre dans lequel ils travaillent ou vivent, appréhendé comme l’expression même de leur personnalité. Ce sont des portraits en situation où le modèle est toujours figuré dans son « milieu ». Cette série de portraits est réalisée sur des feuilles de format raisin (50 x 65 cm), à l’encre de Chine, sans dessin préparatoire ni repentir. Elle ne cherche pas le réalisme au sens photographique, bien au contraire. Pour Christelle Téa, dessiner, c’est choisir – choisir dans la complexité du réel les éléments les plus signifiants. C’est-à-dire décanter la réalité pour faire surgir l’essence de ce qu’elle perçoit.