Une nouvelle artiste en résidence au musée !

Eugénie Alméras est née en 1988. Elle a étudié aux Beaux-Arts de Paris de 2009 à 2014 dans l’atelier de François Boisrond et suivi les cours théoriques de François-René Martin et de Didier Semin. Elle a également suivi les cours de dessin d’après modèle vivant de James Blœdé. Elle est diplômée des Beaux-Arts de Paris en 2014 après une année passée à l’université des Beaux-Arts de Hambourg. Sa première exposition personnelle s’intitule Les Groupes. Son travail, essentiellement figuratif, utilise le thème du portrait comme point de départ. Avec sa série de groupes réalisée à l’huile et de grands formats, elle crée l’illusion d’unité sur chaque toile, cependant que le spectateur saisit le caractère unique de chaque portrait. Le paradoxe du groupe l’intéresse particulièrement car il englobe à la fois singularité et pluralité.

Parallèlement, elle travaille sur une série de paysages intitulée Les Refuges, grands ou petits formats peints à l’acrylique, qui accompagnent ses portraits en représentant un univers fantomatique influencé par la peinture classique.

Au fil de ses peintures, l’individualité du portrait s’éloigne du groupe. Eugénie Alméras travaille désormais à partir d’images récoltées dans ses recherches : photographies, magazines, mais aussi archives personnelles, clichés anonymes, reproductions de peintures religieuses. Sa palette reste toujours la même avec des tons bruns, rouges et bleus, inspirés de la tradition expressionniste, le rouge étant sa couleur de prédilection.

L’Art Moderne a remis en cause la peinture mais pourquoi peint-on encore ? cette préoccupation est encore actuelle... Même si la peinture subit les aléas des révolutions esthétiques, ce besoin comme chez l’enfant de représenter notre perception des choses, au sens primitif du terme,  reste toujours inassouvi.

Pour ses nouvelles toiles, munie de carnets d’esquisses, de croquis, de divers recherches iconographiques, Eugénie Alméras remettra dans un contexte contemporain la nudité masculine. en référence à l’exposition "Masculin/Masculin : l’homme nu dans l’art de 1800 à nos jours" qui a eu lieu au musée d’Orsay en 2013. Le nu évoque généralement le nu féminin. Quel équivalent masculin pour le terme de « muse »? Elle revisitera ce sujet le plus ancien de l’histoire de l’art à travers sa vision de la nudité et celle de son temps, face à la volupté et au mystère des femmes nues rousses de Jean-Jacques Henner.