Artistes en résidence

Eugénie Alméras 

Résidence d'artiste de septembre à novembre 2017

Eugénie Alméras est née en 1988. De 2009 à 2014, elle a étudié aux Beaux-Arts de Paris dont elle a été diplômée en 2014, après une année passée à l’université des Beaux-Arts de Hambourg. Son travail, essentiellement figuratif, s’intéresse tout d’abord au portrait, seul, ou au sein d’un groupe. Parallèlement, elle peint une série de paysages intitulée Les Refuges, grands ou petits formats à l’acrylique, qui accompagnent ses portraits en représentant un univers fantomatique influencé par la peinture classique.

Au fil de ses peintures, Eugénie Alméras travaille à partir de photographies, magazines, mais aussi archives personnelles, clichés anonymes, reproductions de peintures religieuses. Sa palette mêle tons bruns, rouges et bleus, inspirés de la tradition expressionniste, le rouge étant sa couleur de prédilection.

Pour ses nouvelles toiles, munie de carnets d’esquisses, de croquis, de diverses recherches iconographiques, Eugénie Alméras remettra dans un contexte contemporain la nudité masculine. Quel équivalent masculin pour le terme de « muse » ? Elle revisitera ce sujet à travers sa vision de la nudité et celle de son temps, face à la volupté et au mystère des femmes nues rousses de Jean-Jacques Henner.

 

Christelle Téa

Résidence d'artiste de septembre à novembre 2016
Exposition du du 17 mai au 3 juillet 2017

Dès sa réouverture en mai 2016, le musée national Jean-Jacques Henner a affirmé son souhait de développer le dialogue avec l’art d’aujourd’hui et a ainsi créé, en partenariat avec Les Beaux-Arts de Paris, une résidence d’artiste. Christelle Téa, diplômée des Beaux-Arts de Paris en juin 2015, est la première artiste choisie. Le musée national Jean-Jacques Henner montre aujourd’hui ses travaux. Ils sont exposés à partir du 17 mai dans le Jardin d’hiver et le cabinet des dessins.

Le travail de Christelle Téa s’articule essentiellement autour du dessin au stylo à l’encre de Chine et a pour particularité d’être réalisé sur le vif, sans dessin préparatoire ni repentir.

Durant trois mois, de septembre à novembre 2016, Christelle Téa a suivi le quotidien du musée : son personnel, ses activités, ses salles. De ce miroir qu’elle a tendu sont nées trois grandes séries de portraits comprenant une trentaine de dessins sur Canson® – format 65 × 50 et 24 × 30,5 cm. Pour les portraits de personnel : si la fonction de chacun n’est pas forcément identi able, des détails symboliques en donnent des indices. On retrouvera le piano pour la responsable des activités culturelles, la banque d’accueil pour le caissier... ; les portraits d’activités relèvent avec humour ce que Christelle Téa a entendu lors des concerts et cours de dessins. Quant aux portraits de salles, ils saisissent les détails du grand escalier, l’ambiance si particulière de l’atelier gris...

Témoignages émouvants d’une jeune artiste du XXIe siècle à un musée d’un autre temps, les portraits de Christelle Téa, renouent avec la vocation initiale du lieu, la maison-atelier.

 

Eugénie Alméras, Nu. La Vérité, 2017<br>Huile sur toile, 60 × 120 cm © Julie Obadia
Art is more important than Math (autoportrait), 2016