Artistes en résidence

Adrien van Melle 
 

Résidence d'artiste de septembre 2019 à juin 2020
Exposition du 14 octobre 2020 au 15 février 2021 

C’est à un étonnant voyage que nous convie Adrien van Melle, entre Paris et Rome, entre musée Henner et Villa Médicis, entre réalité et fiction, entre mots et objets. Son exposition s’inscrit dans le musée comme autant d’indices qui donnent à voir l’histoire qu’il nous raconte dans son livre, celle d’un artiste en quête d’un autre artiste disparu, le long d’un chemin parcouru par tant d’autres…
Le visiteur est ainsi invité à découvrir au détour des salles les objets, tableaux, installations, photos qui témoignent de cette enquête tout en questionnant la représentation du quotidien et de la disparition. À la façon d’un jeu de piste, il peut reconstituer et parcourir les étapes du voyage du narrateur tout en découvrant l’univers de Jean-Jacques Henner, cet illustre prédécesseur qui fit le même voyage quelque 150 ans auparavant.

Communiqué de presse 

Livret de visite 

 

Demian Majcen
 

Résidence d'artiste de septembre 2018 à juin 2019
Exposition du 5 juin au 23 septembre 2019
 

C'est à un voyage dans le temps que nous convie Demian Majcen. Celui d'un retour dans l'univers de la IIIe République et de ses quartiers d'artistes, de la Nouvelle Athènes à la Plaine Monceau, où se côtoyaient dans les salons peintres, poètes, sculpteurs, acteurs ou écrivains...

Fasciné par cette époque d'intense émulation intellectuelle et artistique, le jeune artiste s'est plu à imaginer une réception chez les Dubufe, premiers maîtres de ces lieux avant qu'ils ne deviennent musée, où se seraient croisés Jean-Jacques Henner, Sarah Bernhardt, la Comtesse Kessler, Loïe Fuller, Mariano Fortuny, George Méliès et Isadora Duncan...

Pour faire revivre ces personnages emblématiques, Demian Majcen a choisi la fantasmagorie, soit l'art de faire parler les fantômes. Pour ce faire, il a fabriqué des marionnettes qu'il a coiffées, habillées, avec des étoffes soigneusement choisies.
Puis il a créé un décor, une histoire, un scénario... Avec sa caméra, il les a animées. Réunies le temps du film, ces "ombres illustres" du passé se retrouvent le temps d'une soirée autour d'un invité-surprise... Le film est projeté en continu dans le jardin d'hiver tandis que les éléments de décor sont disposés dans les différentes salles du musée. Telles des lucarnes magiques, ils font revivre l'essence et l'esprit de toute une époque.

Communiqué de presse 

 

Eugénie Alméras 

Résidence d'artiste de septembre 2017 à juin 2018
Exposition du 16 mai au 4 septembre 2018

Eugénie Alméras est née en 1988. De 2009 à 2014, elle a étudié aux Beaux-Arts de Paris dont elle a été diplômée en 2014, après une année passée à l’université des Beaux-Arts de Hambourg. Son travail, essentiellement figuratif, s’intéresse tout d’abord au portrait, seul, ou au sein d’un groupe. Parallèlement, elle peint une série de paysages intitulée Les Refuges, grands ou petits formats à l’acrylique, qui accompagnent ses portraits en représentant un univers fantomatique influencé par la peinture classique.

Au fil de ses peintures, Eugénie Alméras travaille à partir de photographies, magazines, mais aussi archives personnelles, clichés anonymes, reproductions de peintures religieuses. Sa palette mêle tons bruns, rouges et bleus, inspirés de la tradition expressionniste, le rouge étant sa couleur de prédilection.

Pour ses nouvelles toiles, munie de carnets d’esquisses, de croquis, de diverses recherches iconographiques, Eugénie Alméras remettra dans un contexte contemporain la nudité masculine. Quel équivalent masculin pour le terme de « muse » ? Elle revisitera ce sujet à travers sa vision de la nudité et celle de son temps, face à la volupté et au mystère des femmes nues rousses de Jean-Jacques Henner.

Dossier de presse

Christelle Téa

Résidence d'artiste de septembre 2016 à juin 2017
Exposition du 17 mai au 3 juillet 2017

Dès sa réouverture en mai 2016, le musée national Jean-Jacques Henner a affirmé son souhait de développer le dialogue avec l’art d’aujourd’hui et a ainsi créé, en partenariat avec Les Beaux-Arts de Paris, une résidence d’artiste. Christelle Téa, diplômée des Beaux-Arts de Paris en juin 2015, est la première artiste choisie. Le musée national Jean-Jacques Henner montre aujourd’hui ses travaux. Ils sont exposés à partir du 17 mai dans le Jardin d’hiver et le cabinet des dessins.

Le travail de Christelle Téa s’articule essentiellement autour du dessin au stylo à l’encre de Chine et a pour particularité d’être réalisé sur le vif, sans dessin préparatoire ni repentir.

Durant trois mois, de septembre à novembre 2016, Christelle Téa a suivi le quotidien du musée : son personnel, ses activités, ses salles. De ce miroir qu’elle a tendu sont nées trois grandes séries de portraits comprenant une trentaine de dessins sur Canson® – format 65 × 50 et 24 × 30,5 cm. Pour les portraits de personnel : si la fonction de chacun n’est pas forcément identi able, des détails symboliques en donnent des indices. On retrouvera le piano pour la responsable des activités culturelles, la banque d’accueil pour le caissier... ; les portraits d’activités relèvent avec humour ce que Christelle Téa a entendu lors des concerts et cours de dessins. Quant aux portraits de salles, ils saisissent les détails du grand escalier, l’ambiance si particulière de l’atelier gris...

Témoignages émouvants d’une jeune artiste du XXIe siècle à un musée d’un autre temps, les portraits de Christelle Téa, renouent avec la vocation initiale du lieu, la maison-atelier.

Dossier de presse

Eugénie Alméras, Nu. La Vérité, 2017<br>Huile sur toile, 60 × 120 cm © Julie Obadia
Art is more important than Math (autoportrait), 2016